FORD MUSTANG 1966

34 990 €

Présentée en avril 1964, la Ford Mustang invente à elle seule un segment que l’industrie n’avait pas encore nommé, celui de la « pony car ». Ce coupé de 1966 appartient encore à la toute première génération, celle qui a défini les codes du genre avant même que ses concurrents ne comprennent ce qui venait de se passer. Calandre chevaline, capot long, habitacle reculé, tout dans son dessin annonce déjà la philosophie américaine du muscle car naissant.

Sous ce capot justement, le V8 289 CI (4,7 litres) qui donne son nom à cette version a marqué l’histoire de la Mustang plus que tout autre bloc. Sur cet exemplaire équipé de la boîte automatique trois vitesses, on profite ainsi de l’une des deux motorisations « grand public », généreuse en couple et pensée pour être comprise et entretenue sans mystère, ce qui explique en grande partie sa longévité aujourd’hui.

Robe rouge, 39 900 km au compteur, un kilométrage qui parle pour lui sur une Américaine de soixante ans. La sellerie a été refaite, mais l’habitacle conserve cette patine que les amateurs recherchent justement, celle d’un intérieur vécu plutôt que figé sous plastique. Un exemplaire qui assume son âge sans jamais chercher à le cacher, et qui n’en est que plus attachant.

Car conduire une Mustang 289 de 1966, c’est renouer avec une sensation devenue rare, celle d’un V8 américain sans artifice électronique, dont le ronronnement grave se fait entendre bien avant qu’on ne l’aperçoive. La direction assistée en option, la banquette large et le tableau de bord chromé racontent une autre époque de l’automobile, celle où le plaisir de conduire ne se mesurait pas en centièmes de seconde.

Un choix de collectionneur autant que d’amateur d’histoire automobile. La Mustang 1966 reste l’incarnation la plus pure d’un mythe fondateur, celle que l’on montre encore du doigt sur un parking et que l’on n’achète jamais tout à fait par raison. Une Américaine à vivre, pas seulement à posséder.